| Points saillants du rapport 2006 |
| Rapport annuel de 2006 |
Le 18 août 2006
ST. JOHN'S - Le Service canadien de renseignements criminels (SCRC) a publié aujourd'hui son Rapport annuel sur le crime organisé au Canada 2006 à l'occasion d'une conférence de presse tenue à St. John's. Ce rapport illustre l'engagement du SCRC à tenir le public au courant de la situation du crime organisé au Canada.
Il a été présenté par Giuliano Zaccardelli, président du Comité exécutif national du SCRC et commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), qui était accompagné de Normand Proulx, vice-président du Comité exécutif national du SCRC et directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), de Joe Browne, membre du Comité exécutif national du SCRC et chef de la Force constabulaire de Terre-Neuve, ainsi que de Jack Ewatski, président de l'Association canadienne des chefs de police et chef du Service de police de Winnipeg.
Le rapport annuel vise à sensibiliser les gens à la foule de menaces que présente le crime organisé et à les encourager à contribuer à la protection de leurs communautés en signalant les crimes dont ils sont témoins. En effet, la participation et le soutien du public sont essentiels aux efforts des organismes canadiens d’application de la loi pour combattre le crime organisé.
Dans le rapport, on souligne les marchés criminels que les divers groupes du crime organisé ont tendance à cibler et on examine leur dynamique organisationnelle de même que leurs méthodes opérationnelles. En décrivant les diverses formes que prennent les organisations criminelles ainsi que leurs activités, le SCRC espère faire valoir que le crime organisé fait toujours des victimes, qu'il s'agisse de la personne qui perd sa maison par suite d'une fraude hypothécaire, de celle qui se blesse en utilisant des produits contrefaits non sécuritaires ou d'une communauté entière aux prises avec les actes de violence de gangs de rue.
"Nous savons par expérience que la coordination est l'arme la plus efficace contre le crime organisé ", affirme M. Zaccardelli, président du Comité exécutif national du SCRC et commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). " Puisque le crime organisé traverse sans peine les territoires de compétence et les frontières internationales, les organismes d’application de la loi doivent maintenir leurs efforts pour améliorer la coordination et l'intégration et mettre encore davantage l'accent sur l'échange d'information et de renseignements. "
Le SCRC appuie activement les organismes d'application de la loi dans la lutte contre le crime organisé au Canada. En tant que leader de la collectivité canadienne du renseignement criminel, il favorise une démarche coordonnée et intégrée en matière d'application de la loi. Les organismes membres sont des services de police de niveau fédéral, provincial, régional et municipal ainsi que divers organismes d'application de la loi, de renseignement et de réglementation. Le SCRC compte 10 bureaux provinciaux et un Bureau central situé à Ottawa. Ceux-ci travaillent ensemble à recueillir et à mettre en commun de l'information et des renseignements pour prévenir, détecter et réduire le crime organisé et les crimes graves au Canada.
Le directeur général de la SQ Normand Proulx affirme qu'en favorisant l'échange de renseignements sur le crime organisé, le SCRC aide à protéger le public contre ses méfaits. " Le public a toutefois son propre rôle à jouer dans la lutte contre le crime organisé, qui consiste à s'en préoccuper davantage, à protéger ses renseignements personnels et financiers et à signaler toute activité criminelle dont il est témoin. "
Les groupes du crime organisé pratiquent des activités criminelles très variées, y compris la production et la distribution de drogues illicites, le vol de véhicules, la fraude, l'usurpation d'identité, la contrefaçon et le blanchiment d'argent. Ils usent souvent de violence et d'intimidation pour mener à bien ces activités, qui menacent parfois directement la sécurité publique. La collectivité canadienne d'application de la loi mise sur la collaboration intercompétences, le renseignement et la technologie pour y opposer une répression organisée et coordonnée afin d'accroître la sécurité des foyers et des collectivités.
" En travaillant ensemble à la collecte et à la communication de renseignements criminels, nous faisons en sorte que nos partenaires en application de la loi aient les meilleurs renseignements possible sur les menaces communes du crime organisé ", précise Sandra Conlin, directrice générale du SCRC. " Nous savons que les services de police axés sur le renseignement criminel constituent le moyen le plus efficace de combattre cette forme de criminalité. "
Le Rapport annuel sur le crime organisé au Canada 2006 est accessible sur le site Web du SCRC. Prière d'adresser les demandes de renseignements connexes au Bureau central du SCRC au (613) 993-9061 ou encore, si elles sont de nature générale, au bureau provincial le plus proche (voir les coordonnées qui figurent dans le tableau présenté en annexe).
Pour de plus amples renseignements :
Rapport annuel du SCRC: Caporal Danielle Poirier, (613) 299-4483
Relations avec les médias de la GRC : (613) 993-2999